Éducation

LE SURINTENDANT DE TERRAIN DE GOLF

Responsabilités du surintendant

Pour comprendre les responsabilités d’un surintendant de golf, il faut tenir compte de nombreux facteurs locaux, allant de la situation géo-climatique et de la superficie de chaque parcours, jusqu’aux traditions et pratiques organisationnelles qui lui sont propres. Plusieurs domaines de responsabilités se recoupent pour tous les surintendants, mais il existe également de nombreux aspects uniques à chacun, selon la clientèle, le type de club et les caprices de la nature d’une région par rapport à une autre.

Dans plusieurs clubs privés, les comités de membres formulent des recommandations sur tous les secteurs d’activité de l’ensemble de l’organisation. Il y a parfois interaction entre le surintendant et les comités, y compris avec le comité vert. Ce dernier comité, composé de membres du club, supervise la gestion du parcours et de l’ensemble de la propriété. Le surintendant de golf peut tenir compte des avis généraux, conseils et suggestions d’un comité vert, ou, dans certains cas, relever directement du président du comité vert.

Le surintendant travaille habituellement en collaboration avec le golfeur professionnel et le directeur du pavillon afin de coordonner le travail au club. Ces trois professionnels relèvent généralement du conseil d’administration, du propriétaire ou du directeur général du club.

Le surintendant doit être en mesure d’engager, de former et de superviser ses employés et de communiquer efficacement avec eux. Il doit assurer la tenue de dossiers précis sur toutes sortes de données, des rapports de la météo jusqu’aux projections financières et budgets à court et à long terme. Il doit savoir où et comment obtenir l’information relative à tous les aspects de la gestion d’un terrain de golf et se tenir au courant des continuels progrès techniques dans le domaine des sciences du gazon.

En raison des caprices de la nature, le surintendant doit faire preuve de souplesse dans la planification de son travail et dans ses manières de procéder. Les meilleurs plans peuvent facilement être dérangés ou complètement bouleversés en raison d’un phénomène naturel, sécheresse, inondation, insectes ou maladies, ou d’un phénomène humain, conditions du marché ou de l’économie. Le surintendant doit être prêt à modifier ses plans en conséquence.

Les domaines de responsabilité opérationnelle du surintendant peuvent inclure les points suivants :

  • La gestion de toutes les aires de jeu, ce qui comprend les tertres de départ, les allées, les herbes longues, les verts et les sections environnantes.
  • La gestion du terrain qui entoure les aires de jeu, les voies d’accès, les stationnements, les verts d’entraînement et les terrains d’exercice.
  • La gestion de l’aménagement paysager, dont la planification, la plantation et le déblaiement.
  • La gestion des structures du terrain de golf, dont les édifices, les clôtures, les ponts et les abris.
  • La gestion de l’équipement et du matériel du terrain de golf, dont l’achat, l’entreposage et l’inventaire.
  • La gestion du personnel du terrain de golf, dont l’embauchage, le licenciement, la formation, la fidélisation et la supervision.
  • La gestion financière du budget du terrain de golf, dont la préparation, l’explication et l’exécution.
  • La gestion des dossiers du terrain de golf, dont la comptabilité analytique, les conditions météorologiques, l’utilisation du matériel et les inventaires.
  • La connaissance du golf, ce qui implique de jouer régulièrement et de bien connaître le règlement.
  • Le maintien de bonnes communications avec le public, les membres, la direction et les employés : tenir des réunions avec les divers comités et le conseil d’administration, participer aux rencontres et activités des membres du club et adresser régulièrement la parole à une variété de groupes.

De manière générale, la principale responsabilité du surintendant est d’offrir aux golfeurs les meilleures conditions de jeu possibles, dans le meilleur environnement possible. Les méthodes utilisées peuvent varier d’une personne à l’autre et d’un parcours à l’autre, mais l’objectif commun reste le même.

Formation requise

Plusieurs établissements d’enseignement offrent aux intéressés un programme spécialisé sur les aspects techniques et administratifs de la profession de surintendant de golf.

Le surintendant doit posséder des compétences en gestion du personnel, en communications, en gestion des achats et des finances, et connaître le golf à fond. Le surintendant doit également connaître et comprendre la complexité des rapports entre le sol, l’irrigation, la pathologie et la fertilité des plantes, l’entomologie et les aspects hydrologiques du drainage. Il doit également comprendre à fond l’utilisation sans risque des produits pharmaceutiques pour l’agriculture, comme les insecticides, les herbicides et les fongicides – et avoir une connaissance générale des divers équipements utilisés, des outils manuels jusqu’à la machinerie hydraulique complexe. De plus, il doit posséder les compétences nécessaires pour venir à bout des problèmes reliés aux voies d’accès, aux arbres, aux fleurs, aux édifices, aux terrains de tennis, aux stands de skeet, au piscines, aux flottes de voiturettes et autres équipements reliés au golf.

Besoins professionnels

Pour lui permettre de donner son plein potentiel, le surintendant doit avoir l’occasion de participer activement à la phase de planification des principaux programmes mis sur pied.

L’existence d’un plan directeur ou d’un programme de développement, garant de la continuité dans l’évolution du club et accepté de tous, est un autre élément avantageux pour le surintendant et pour toutes les parties concernées. Si on établit des objectifs raisonnables et limités dans le temps pour mener à bien des améliorations majeures sur le parcours, et si on donne au surintendant les ressources nécessaires pour bien faire son travail, il sera alors possible de mesurer assez justement le rendement et le degré de succès qu’il obtiendra.

L’accès à la formation continue professionnelle est un autre besoin important à combler pour le surintendant. En effet, pour répondre à la constante évolution des méthodes de gestion d’un terrain de golf, il faut remettre constamment ses connaissances à jour sur les toutes dernières technologies et innovations.

Pour satisfaire aux exigences en matière de formation, les surintendants doivent assister à des conférences d’information et à des réunions consacrées aux toutes dernières découvertes de la recherche, ou s’inscrire à des cours de perfectionnement professionnel dispensés par les universités, collèges et organisations professionnelles.

L’ACSG offre à ses membres et à tous les intéressés des programmes de formation continue d’un océan à l’autre. L’adhésion à l’ACSG est précieuse parce qu’elle donne aux surintendants une plateforme pour partager avec d’autres professionnels leurs techniques de résolution des problèmes dans le domaine de la gestion des terrains de golf.